Antarctique solo : L’aventurier Frédéric Dion sera à Sainte-Adèle
Par Mathieu Laberge
Frédéric Dion présentera sa conférence Osez l’aventure! Passez à l’action!, le jeudi 21 janvier, à 19 h 30, à la Place des citoyens de Sainte-Adèle. En 2014, l’aventurier chaussé de skis a mené une expédition en solo alors qu’il a traversé l’Antarctique propulsé par un cerf-volant. Au bout de 54 jours, il a parcouru 4383 kilomètres avec un traîneau de 100 kg qui contenait ses vivres et son équipement.
L’explorateur avait déjà en tête l’idée d’une expédition hivernale en ski cerf-volant sans toutefois avoir une idée bien précise de son prochain défi. À l’origine, son plan était de traverser le Québec afin de revivre un périple en solo qu’il avait fait en kayak au début des années 2000, alors qu’il était parti de Trois-Rivières pour rejoindre la baie d’Ungava.
« Je voulais refaire le même trajet en hiver en ski cerf-volant et c’est ma conjointe qui a eu l’idée de l’Antarctique. L’équipement est resté le même, mais l’Antarctique était plus engageant physiquement et monétairement. J’aime préparer les aventures, les vivre et les partager. Ce sont trois étapes intéressantes qui sont très différentes et qui font appel à des habiletés diverses. » Un tel périple dans des conditions extrêmes fait en sorte que la marge d’erreur est très mince et que les conséquences peuvent être fatales. « Oui, il y a une partie de souffrance physique et ça, je l’accepte. Pour le reste, c’est juste du gros plaisir, un rêve et un défi. Cette aventure me plaisait et c’était un rêve qui se réalisait pour atteindre mon plein potentiel, explique-t-il. La souffrance physique et l’éloignement, on finit par les oublier et vivre le rêve à 100 pour cent. Il n’y a pas de projets qui se font dans la facilité. »
Des défis sur mesure pour tout un chacun
Si la traversée de l’Antarctique était pour Frédéric Dion une façon de se dépasser, les défis n’ont pas besoin d’être des expéditions périlleuses dans des contrées reculées pour en tirer des apprentissages et une satisfaction personnelle selon lui.
« L’aventure, c’est toutes les fois que l’on sort de notre zone de confort, affirme le père de deux fillettes. Pour certains, ce sera écrire un livre, terminer leurs études, vaincre une peur ou bien démarrer une entreprise. Tout le monde vit des situations de doute, de peur et de pensées négatives. Peu importe le projet, on vit les mêmes choses et la gestion de ces difficultés est la même », poursuit celui qui se dit convaincu que relever des défis a un impact positif sur la santé.
Comme il s’y attendait, la période du retour de l’expédition a été difficile. Cette période de transition, qui fait partie de l’aventure, est même devenue une nouvelle aventure en soi pour l’explorateur lorsque des journalistes ont révélé que certains de ses records de vitesse ne seraient pas homologués, contrairement à ce qui avait été allégué pendant son périple.
« En aventure, on n’est pas en compétition contre personne comme au hockey par exemple. Il reste que c’est une statistique et, oui, j’ai clairement appris quelque chose à travers ça. »
Frédéric Dion a publié le livre Antarctique solo, il y a quelques semaines, chez Perro Éditeur. Mardi dernier, il a annoncé qu’il décernerait une bourse de 10 000 $ à une personne ou un groupe qui relèvera des défis dans le cadre d’une aventure.
« L’idée est que les boursiers inspirent d’autres gens à relever des défis eux aussi. »
Informations et achat de billets pour la conférence : ville.sainte-adele.qc.ca.