Beaucoup plus qu’un Safari…
Par marjorie-roy
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Son périple en Afrique, Élaine Beique le caressait depuis un bon moment déjà. Exotisme et dépaysement total, cette propriétaire de la charmante boutique La Bonnetière de Saint-Sauveur, fantasmait d’une aventure dans la Savane loin des villes industrialisées et du brouhaha quotidien.
Janvier 2010 arrivé, le moment était venu pour cette globe-trotteur de s’envoler vers un voyage qu’elle n’aurait pas mieux imaginé.
Un safari pour débuter
Une fois atterri au Kenya, Élaine et son chéri ont vécu ce voyage en trois temps distincts. Ils ont profité de leur première semaine africaine pour découvrir ce que ce pays leur réservait. «La première partie de cette aventure a été très confortable. Nous avons logé dans de super belles villas, comme on les voit à la télévision». Nous nous sommes promenés en Safari sur des millions de kilomètres carrés présentant l’Afrique dans son état naturel. Il y avait des animaux partout, je ne peux même décrire tout ce que j’ai vu tellement tout était incroyable». Impressionnée par ce spectacle animal, Élaine raconte que cette aventure était digne du célèbre film Le Roi Lion. «Les Kenyans parlent le Zwaili. Un language que l’on
connait tous un peu à cause du Roi Lion. Il y avait un bon nombre de mots tel qu’Hakunamatata qui me revenait en tête lorsque je les écoutais parler. Et ensuite à deux pas de moi, il y avait des lions qui se promenaient tout bonnement. J’avais vraiment l’impression d’être dans ce film». Au cours de la visite de trois parcs Nationaux à bord de Jeep de Safari, Élaine et son conjoint ont eu l’opportunité de voir communément appelé le «Big Five». «Il est très rare que des touristes comme nous aient la chance d’avoir vu l’éléphant, le lion, le léopard, le buffle et le rhinocéros noir dans un même voyage», explique-t-elle. Afin de se dépayser un peu plus, ce couple s’est dirigé pour la deuxième semaine au Massaï Mara où ils ont fait du camping à même une tribu Massaï au beau milieu de la Savane africaine. Pour mieux se familiariser avec cette nouvelle culture, ils ont été reçus par le chef des 9 villages environnant, Holamtoutou, afin de partager avec ce peuple une foule d’émotions. «Les communautés Massaï vivent comme s’ils étaient une famille de lion. Les hommes ne font pas grand-chose tandis que les femmes doivent s’organiser pour avoir à manger, tout nettoyer, s’occuper des enfants, du village, etc.» Touchée par cette réalité, Élaine en a profité pour échanger avec Holamtoutou sur son mode de vie, la polygamie, le sida et notamment l’hygiène. «Je me suis amusée à leur donner des cours d’hygiène, à leur montrer comment bien brosser leurs dents même si leur brosse à dents se résume à un bout de bois mâchouillé. Je vivais leur quotidien pour essayer de comprendre leurs habitudes de vie et du même coup mieux les aider», se remémore Élaine. Pour conclure cette extraordinaire aventure, celle-ci s’est évadée sur l’île de Zanzibar où elle s’est donnée à cœur joie à l’une de ses activités préférées : la plongée sous-marine. «Nous avons fait de la plongée pendant près de dix jours. Les guides nous ont amené dans des endroits très peu visités des touristes. Nous avons vu toutes sortes de corail et même un poisson-feuille».
Le contact humain
Bien qu’Élaine ait souvent voyagé, cette aventurière affirme que de partager son quotidien avec les Africains a été une expérience inoubliable. «Le contact humain est le meilleur souvenir que j’ai de mon voyage. Ces gens vivent dans un autre monde complètement détaché du nôtre, et, peu importe leurs ressources, ils sont tellement chaleureux». Ayant été témoin de la triste réalité des femmes de ce pays, celle-ci convoite aujourd’hui le rêve d’y retourner pour leur apporter une aide quelconque.
«J’aurais tellement aimé parler leur langage pour discuter avec ces femmes ou simplement les écouter. Elles vivent une réalité déconnectée de celle des Québécoises. À moyen ou à long terme, j’aimerais trouver une façon de les aider à nouveau, de les éduquer sur l’hygiène». D’ici ce jour, Élaine se remémore la beauté du ciel d’Afrique, la tête remplie de merveilleux souvenir dans l’attente d’y remettre bientôt les pieds.