Saint-Sauveur et la naissance du ski
À la porte du Nord et entourée de montagnes, la ville de Saint-Sauveur est le berceau du ski alpin non seulement au Québec et au Canada, mais possiblement en Amérique du Nord ! Voici une brève histoire de ses débuts.
1855 : La fondation
Dès 1827, des colons s’installent déjà dans la vallée de Saint-Sauveur, en bordure de la rivière du Nord. En 1855, Saint-Sauveur est érigé en municipalité. Son territoire est alors vaste. S’en détacheront tour-à-tour les municipalités de Shawbridge en 1909, de Piedmont en 1923, et de Sainte-Anne-des-Lacs en 1946.
Il y aura aussi la municipalité du village de Saint-Sauveur-des-Monts, qui se détachera en 1926 de la municipalité de la paroisse de Saint-Sauveur. Il faudra attendre 2002 avant que les deux entités politiques fusionnent de nouveau pour former la ville de Saint-Sauveur telle qu’on la connaît aujourd’hui.
En 1849, on approuve la construction d’une chapelle. Mais celle-ci est frappée par la foudre et détruite en 1895. En 1903, le curé Philibert Saint-Pierre convainc ses paroissiens de construire une église, cette fois en pierres. Celle-ci est bénie en 1905 et trône encore au centre du village de Saint-Sauveur aujourd’hui.
1934 : La Côte 70
À la fin des années 1920, on dispute à Saint-Sauveur la première course de slalom des Laurentides. Ce type de descente est popularisé par le Red Birds Ski Club, formé de diplômés de l’Université McGill et basé à Saint-Sauveur. Ses membres s’exercent notamment sur la Big Hill, qui est la première à avoir un remonte-pente permanent.
En 1934, la Big Hill devient la Côte 70, en l’honneur d’Arthur Currie, le recteur de l’Université McGill. Commandant du Corps d’armée canadien durant la Première Guerre mondiale, Currie se distingue comme stratège à la bataille de la Côte 70, dans le Pas-de-Calais. Dans les années suivantes, les pentes adjacentes sont numérotées en prenant la Côte 70 comme référence.
(Source : BaladoDécouverte)
Le saviez-vous ?
La paroisse de Saint-Sauveur était d’abord baptisée « La Circoncision » par le curé Labelle. La circoncision de Jésus est relatée dans l’Évangile selon Luc, où elle aurait eu lieu au huitième jour de vie du Messie. Les catholiques célébraient donc l’événement chaque 1er janvier. Cette fête est abolie en 1974, après le concile Vatican II, et remplacée par la fête de sainte Marie, Mère de Dieu.