(Photo : René-Pierre Normandeau, Tremblant)
Valerie Grenier lors de la Coupe du monde à Tremblant, l'an dernier.

Ski Alpin : Retour de Valérie Grenier entre joie et tristesse

Par Luc Robert

La Coupe du monde féminine de ski alpin de Killington, tenue au Vermont, marquait le retour à la compétition de Valérie Grenier, absente du circuit depuis sa blessure au genou survenue l’hiver dernier. La Franco-Ontarienne a conclu sa journée au 9e rang.

Si elle semblait triste de sa première manche, la Franco-Ontarienne souriait à belles dents après avoir terminé l’épreuve en 9e place en 1:55,62, à égalité avec l’Albanaise Lara Colturi.

«Je m’étais dit qu’un top-10, ce serait vraiment super pour ma première course, alors je suis vraiment contente. Mais au départ, je prévoyais mieux. C’est dans ma nature de viser l’excellence. Mais un top 10 répond aux aspirations, une fois que tu y penses», a-t-elle souligné dans la zone mixte athlète-médias.

En fait, elle trépignait d’impatience dans le box de départ du haut de la pente. « J’étais extrêmement excitée de finalement recommencer la course, parce que c’est ce que j’aime le plus faire. Je m’étais dit que si je terminais dans le top-10, j’allais être contente, donc ça va comme première journée», a mentionné Grenier.

Après avoir ouvert le bal dans la première descente du jour, l’athlète du club Mont-Tremblant était provisoirement douzième, avec un chrono de 57,61 s. «Le matin, c’était différent parce que ça ne m’était jamais arrivée de partir première en Coupe du monde. C’était un peu plus stressant, puisque je suis habituée de pouvoir regarder les filles avant moi afin d’avoir une idée du parcours. Et non pas d’être le cobaye et de regarder les résultats des autres ensuite au tableau indicateur», a-t-elle poursuivi.

« En descendant, ça ne s’est pas passé comme prévu. On dirait que j’étais toujours prise en dessous de la porte (les piquets de délimitations). J’avais de la misère à me remettre dans le tempo que je voulais maintenir. Ce n’était pas une course idéale, mais comme première descente, encore une fois, en étant de retour en Coupe du monde, c’était quand même pas mal aussi », a-t-elle confié.

Météo variable

Malgré des conditions météorologiques qui n’ont pas rendu la tâche facile à certaines athlètes, la skieuse de 27 ans a réussi à demeurer concentrée en deuxième manche. « Je ne sais pas si la neige n’était pas facile pour tout le monde, mais il y a beaucoup de gens qui sont sortis ou qui sont tombés. Il y a des choses vraiment bizarres qui se sont passées. Peut-être que c’était parfois agressif ou d’autres fois, plus glissant. Ce n’était pas vraiment constant. »

La glace étant déjà brisée pour elle, Grenier a décidé de garder la même stratégie lors de sa deuxième descente. « Je pense que je me sentais un peu moins stressée, puisque j’avais déjà brisé la glace. Je me sentais un peu mieux déjà en piste. C’était moins de stress et je me disais que je n’avais rien à perdre », a-t-elle analysé.

« Avant de commencer la course, je n’avais aucune idée où j’allais me retrouver au classement, parce que ce n’était pas comme si je m’étais entraînée avec d’autres filles de la Coupe du monde sauf mes coéquipières. Mais là, de voir que malgré le fait que ce n’était pas mon meilleur ski, j’ai quand même été capable de terminer dans le top-10. Je trouve ça super encourageant et ça me donne de la confiance. »

Ses coéquipières de la Belle Province, Sarah Bennett (59e) et Justine Lamontagne, ont quant à elles vu leur parcours s’arrêter après la première manche.

Tremblant annulé

Les autorités ont été contraintes d’annuler les manches québécoises de la Coupe du Monde prévues au Mont-Tremblant, les 7 et 8 décembre, en raison d’un manque de neige.

«Malgré le travail acharné et inlassable de l’équipe de Tremblant et des bénévoles, l’état de la neige n’est pas approprié pour y tenir les courses de la Coupe du monde cette année. C’est avant tout une question de sécurité pour les athlètes», a souligné M. Peter Gerdol, directeur de course de la Coupe du monde de ski AUDI FIS, par le biais d’un communiqué.

Après avoir repoussé le contrôle de neige de 72 heures, mercredi, la Fédération internationale de ski (FIS) a pris la décision difficile d’annuler la compétition, qui devait se dérouler dans les Laurentides pour une deuxième année consécutive. «Je ne m’attendais pas à ça. Je voulais skier devant mon monde. C’est triste pour tous. On attendait du froid et les canons (à neige) devaient suffire, mais non. On se reprendra l’an prochain», s’est résolue Valérie Grenier.

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